Histoire du Népal

Le Royaume du Népal (en népalais  (Kingdome of Nepal )(नेपाल अधिराज्य) est un État formé en 1768 par l’unification du Népal par le roi Prithvi Narayan et qui a existé pendant 240 ans jusqu’à l’abolition de la monarchie en 2008.

Histoire du Népal :- Cet article présente un résumé de l’histoire du Népal. Le Népal est un pays de l’Himalaya, enclavé, bordé au nord par la République populaire de Chine, région autonome du Tibet, au sud, à l’ouest et à l’est par l’Inde.

Entre 400 et 750 ap. J.-C., la capitale actuelle du Népal, Katmandou, était dirigée par la dynastie des Licchavi. Les vestiges archéologiques de cette période consistent principalement en des inscriptions sur pierre, datées de deux époques consécutives. La plus ancienne, l’époque Åšaka, date de 78 ap. J.-C., tandis que la seconde, Amshuvarmā, date de 576.

Bien que la plupart des inscriptions indiquent les dates et commissaires des constructions en pierre, certaines transmettent des édits royaux, des mantras religieux ou des notes historiques. C’est grâce à la corroboration entre les mythes locaux et ces découvertes archéologiques qu’un peuple antérieur aux Licchavi a été identifié, connu sous le nom de Kirata. Très peu d’informations sont disponibles à ce sujet.

Le Népal, en forme longue la République démocratique fédérale du Népal, en népali Nepāl, नेपाल et Sanghiya Loktantrik Ganatantratmak Nepāl, संघीय लोकतान्त्रिक गणतन्त्रात्मक नेपाल, est un pays enclavé de l’Himalaya, bordé au nord par la Chine (région autonome du Tibet), au sud, à l’ouest et à l’est par l’Inde2.

 

Le Népal possède une très grande variété de paysages

s’étendant du tropical humide du Teraï, au sud, jusqu’aux plus hautes montagnes du monde, au nord. Le Népal possède huit montagnes parmi les dix plus hautes du monde3, dont l’Everest (Sagarmatha en népalais) qui marque la frontière avec le Tibet.

Le Népal a été rendu célèbre pour les possibilités qu’il offre pour le tourisme, le trekking, l’alpinisme, le VTT, les safaris, le rafting et ses nombreux temples et lieux de cultes.

Katmandou est la capitale (politique et religieuse) du Népal, dont elle est également la plus grande ville. Les autres principales villes sont Pokhara, Biratnagar, Lalitpur (Patan), Bhaktapur, Birendranagar, Hetauda, Butwal, Bharatpur, Siddhartanagar (Bhairahawa), Birganj, Janakpur, Nepalganj, Dharan, Dhangadhi, et Mahendranagar.

La langue officielle est le népalais et la monnaie est la roupie népalaise.

Le pays est peuplé de plus de 60 ethnies et castes différentes. La caste des Chhetri (Kshatriya) constitue le groupe le plus représenté au Népal, regroupant 17 % de la population. La caste des Bahun (Brahmanes) constitue le second groupe avec 12 % de la population (recensement de 2011). Les Newars, considérés comme les premiers habitants de la vallée de Katmandou comptent pour 5 % de la population népalaise. Leur langue, le newari, est toujours parlée dans la vallée de Katmandou. Les autres principaux peuples du Népal sont les Tharu (7 %), les Sherpas, les Tamangs (6 %), les Gurungs, les Kiranti et les Magar

La guerre civile :

Le 12 février 1996 voit le lancement de la guerre civile népalaise d’inspiration maoïste. Une insurrection dont le but affiché est l’abolition de la monarchie qualifiée de corrompue et l’instauration d’un régime communiste qui s’exprimera à travers une « démocratie populaire ». Menée par Pushpa Kamal Dahal (connu également sous le nom de guerre de Prachanda) et le Dr. Baburam Bhattarai, idéologue du mouvement maoïste, l’insurrection débute dans cinq districts : Rolpa, Rukum, Jajarkot, Gorkha et Sindhuli. Les maoïstes, parvenant à contrôler de larges portions du territoire népalais, surtout dans les campagnes de l’ouest du pays, annoncent la création d’un « gouvernement du peuple » temporaire afin de remplacer les bureaux locaux de l’Administration auxquels ils s’attaquent régulièrement. Malgré leur prétention à défendre les intérêts du peuple, les maoïstes sont accusés par les organisations de défense des droits humains de s’approprier les biens appartenant à des familles paysannes, de recruter de force des enfants-soldats, d’extorquer de l’argent à des entrepreneurs, d’imposer des « taxes révolutionnaires », de procéder à des enlèvements et de s’adonner à la pratique de mauvais traitement à l’égard des personnes enlevées. Ces mêmes organisations accusent en même temps l’Armée royale de recourir à la torture et au mauvais traitement à l’endroit des personnes « capturées » dans le cadre de leurs opérations de lutte contre la guérilla. La guerre civile fait près de 13 000 morts.

Massacre au palais royal :-

Le 1er juin 2001, le roi Birendra, la reine Aiswarya, le prince héritier Dipendra et les autres enfants du couple royal sont abattus au cours d’un dîner. Dipendra meurt après trois jours de coma.

Après sa mort, les autorités népalaises révèlent que le prince Dipendra, sous l’effet d’alcool et de drogue, est l’auteur des meurtres des membres de sa famille, et a ensuite retourné l’arme contre lui. En effet, après la mort de Birendra, Dipendra est devenu roi, et il est donc impossible de l’accuser de meurtre de son vivant (durant son coma la version officielle est un tir accidentel).

Gyanendra le frère de Birendra, parent absent à ce dîner, devient roi. L’opposition népalaise le soupçonne d’être le véritable architecte du massacre et d’avoir faussement accusé Dipendra2.

Coup de force du roi Gyanendra[modifier | modifier le code]

En octobre 2002, le roi Gyanendra se met toute la classe politique à dos en suspendant le Parlement, les Conseils locaux et en démettant de ses fonctions le Premier ministre, Sher Bahadur Deuba, au motif de son incapacité à régler le problème des insurgés maoïstes. Il n’y a donc plus de pouvoir élu au Népal à partir de cette date. En juin 2004, le roi nomme à nouveau Sher Bahadur Deuba Premier ministre. Il finit par le limoger une seconde fois le 1er février 2005 et l’assigne à résidence. Gyanendra s’arroge alors les pleins pouvoirs, et forme un nouveau Conseil des ministres composés de fidèles qu’il choisit lui-même, gouvernement supposé lutter contre la rébellion maoïste et la corruption. Il décrète l’état d’urgence pour les trois ans à venir et suspend les droits fondamentaux. Les médias sont muselés tandis que des centaines de personnes sont arrêtées.

En avril 2005, le roi Gyanendra promet des élections municipales dans un délai d’un an. Malgré les demandes des organisations non-gouvernementales, il refuse cependant la tenue d’élections législatives. Les partis politiques népalais se rallient donc sous le mot d’ordre commun de réinstallation du Parlement dissous en 2002.

Grève générale et restauration du Parlement

Face à ce coup de force, les partis d’opposition déclenchent le 6 avril 2006, une grève générale illimitée destinée à faire plier le souverain, réclamant notamment la convocation d’une assemblée constituante. Quant aux plus radicaux d’entre eux, ils n’hésitent pas à prôner l’instauration d’une république. Le 24 avril 2006, face à la pression de la rue, le roi accepte finalement de restaurer l’assemblée dissoute en 2002 et nomme Premier Ministre Girija Prasad Koirala (troisième frère de Bishweshwar Prasad Koirala et de Matrika Prasad Koirala) qui annonce lors de son investiture devant les parlementaires (et avec l’accord unanime des partis d’opposition), son intention d’organiser des élections en vue de la formation d’une assemblée constituante ayant pour mandat de rédiger une nouvelle loi fondamentale qui décidera notamment du sort de la monarchie.

Le 18 mai 2006, le Parlement vote à l’unanimité une proclamation historique privant le roi Gyanendra de l’essentiel de ses pouvoirs. Cette proclamation stipule que le Parlement est l’autorité suprême du pays. Le nom officiel du pays est changé : de « Royaume du Népal », il devient « État du Népal ». L’appellation de « Gouvernement du Népal de Sa Majesté » est modifiée en « Gouvernement du Népal » et le Premier Ministre devient officiellement le « Chef du pouvoir exécutif » aux dépens du roi qui n’a plus qu’un rôle honorifique. Le roi perd son titre de Commandant suprême de l’Armée royale népalaise tandis que l’armée, rebaptisée Armée du Népal, passe sous contrôle d’un Conseil national de sécurité présidé par le Premier ministre. En vertu de cette proclamation, tous les pouvoirs exécutifs de l’État sont désormais assumés par le Conseil des ministres. En outre, le Népal, seule nation officiellement hindoue au monde, devient un État laïque. Le Raj Parishad ou Conseil royal est aboli. Le roi peut désormais être poursuivi devant les tribunaux comme tout citoyen et il est tenu de payer ses impôts comme tout Népalais.

Accord de paix

Un accord de paix entre le Gouvernement et le Parti communiste du Népal (maoïste) (ex-rebelles maoïstes) est signé le 21 novembre 2006. Le Gouvernement et les maoïstes s’entendent pour faire appel à l’ONU pour superviser le contrôle des armes et apporter son soutien à la préparation des élections pour la formation de l’Assemblée constituante. Malgré une paix fragile, en raison des manquements fréquents des ex-rebelles maoïstes au code de conduite signé par les parties, un nouveau Gouvernement provisoire est constitué le 1er avril 2007. Ce gouvernement de coalition, dirigé par le Premier ministre Girija Prasad Koirala, comprend cinq ministres maoïstes. Cette entrée au gouvernement des maoïstes vient consolider l’accord de paix de novembre 2006. Le nouveau gouvernement fixe au 20 juin 2007 la date de la tenue des élections pour la formation de l’Assemblée constituante. Cependant, le refus des partis modérés d’accéder aux exigences des maoïstes d’accélérer la destitution du roi et la proclamation d’une république entraîne, le 18 septembre 2007, le départ de ces derniers du gouvernement.

De la monarchie à la république

Afin d’éviter un blocage du processus de paix, un accord est trouvé entre les différentes composantes politiques du pays : le 28 décembre 2007, le Parlement provisoire approuve, à une écrasante majorité (270 voix contre 3), une résolution prévoyant l’abolition de la monarchie après l’élection, prévue le 10 avril 2008, d’une assemblée chargée de rédiger une nouvelle Constitution, le Népal devant s’acheminer à partir de cette date vers un État de type « fédéral, démocratique et républicain ». Dans ces conditions, les maoïstes acceptent de reprendre leur place au gouvernement. L’élection de cette assemblée a lieu le 10 avril 2008, et voit la victoire des maoïstes. Sa séance inaugurale, le 28 mai suivant, confirme l’abolition de la monarchie et son remplacement par une « République démocratique fédérale ».

À cette occasion le servage « Kamaiya » qui touchait principalement la caste des Dalits et l’ethnie Tharus est également aboli3.

Devenu premier ministre en août 2008, Prachanda doit cependant quitter le pouvoir dès mai 2009, à la suite d’un conflit avec le président Ram Baran Yadav. Les maoïstes, revenus dans l’opposition, s’emploient à susciter des grèves contre le gouvernement de coalition formé par le Congrès népalais et le Parti communiste du Népal (marxiste-léniniste unifié) : après une période d’instabilité gouvernementale, le Népal a en 2011 un nouveau premier ministre maoïste, Baburam Bhattarai. Ce dernier démissionne en février 2013 pour laisser la place à un gouvernement intérimaire chargé de préparer de nouvelles élections. L’élection de novembre 2013 est finalement remportée par le Congrès népalais ; le Parti communiste du Népal (marxiste-léniniste unifié) arrive deuxième, tandis que le Parti communiste unifié du Népal (maoïste) de Prachanda redescend à la troisième place, en perdant près des deux tiers de ses sièges. Sushil Koirala, membre du Congrès népalais, devient premier ministre en février 2014.

Himalaya :

Carte topographique de l’Himalaya.

Carte topographique de l’Himalaya.

Géographie

Altitude                8 848 m, Everest

Massif   Ceinture alpine

Longueur             2 400 km

Largeur 400 km

Superficie            600 000 km2

 

Drapeau du Népal

Roches Roches sédimentaires, plutoniques et ophiolitiques

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Une partie de la chaîne de l’Himalaya photographiée par la Station spatiale internationale (ISS).

L’Himalaya Prononciation du titre dans sa version originale Écouter (sanskrit : हिमालय de hima (neige) et ālaya (demeure), littéralement « demeure des neiges »1, népalais : हिमालय, hindi : हिमालय, ourdou : ہمالیہ), ou chaîne de l’Himalaya, est un ensemble de chaînes de montagnes s’étirant sur plus de 2 400 km de long et large de 250 à 400 km, qui sépare le sous-continent indien du plateau tibétain dans le sud de l’Asie. Il débute à l’ouest au Nanga Parbat au Pakistan et se termine à l’est au Namche Barwa au Tibet. Cet ensemble montagneux, délimité à l’ouest par la vallée du fleuve Indus et à l’est par la vallée du fleuve Brahmapoutre, couvre une aire d’environ 600 000 km2.

L’Himalaya abrite les plus hautes montagnes du monde, soit les 14 sommets qui culminent à plus de 8 000 mètres d’altitude, dont le mont Everest, le plus haut de tous. Ces hauts sommets ont donné lieu à de nombreuses expéditions d’alpinistes renommés et ont tous été conquis.

La limite supérieure des forêts se situe à 3 900 m et la limite inférieure des neiges éternelles vers 5 000 m2.

L’Himalaya fait partie d’un ensemble montagneux plus vaste encore que l’on désigne par « Aire Hindu Kush-Himalaya » (HKH), laquelle comprend outre les chaînes de l’Hindu-Kush et du Pamir, celles du Karakoram qui prolonge la chaîne himalayenne à l’ouest. Ce vaste ensemble chevauche huit pays et abrite plus de 140 millions de personnes.

L’Himalaya s’étend sur plus de 2 400 km, depuis le Nanga Parbat, au Pakistan, à l’ouest jusqu’au Namche Barwa à l’est. Il comporte trois chaînes parallèles disposées en ordre d’altitude et d’ère géologique.

La plus jeune des trois chaînes est dite « sub-himalayenne » (collines de Shivalik) et s’élève à environ 1 200 mètres d’altitude. Elle s’est formée par l’érosion depuis la formation de l’Himalaya. Parallèle à cette chaîne se trouve celle du « Bas Himalaya » dont l’altitude varie de 2 000 à 5 000 mètres. Enfin, la chaîne la plus au nord, le « Grand Himalaya », est la plus ancienne des trois. Elle s’élève à plus de 6 000 mètres d’altitude et comporte un grand nombre des plus hauts sommets du monde, dont les trois premiers sont l’Everest, le K2, et le Kangchenjunga. Au total 164 sommets dépassent l’altitude de l’Aconcagua, le point culminant de la cordillère des Andes et la plus haute montagne en dehors de l’Asie3.

L’Himalaya couvre la majeure partie du Népal et du Bhoutan et occupe le sud la région autonome pakistanaise du Baltistan. Il constitue également le relief principal des États indiens suivants : le Jammu-et-Cachemire, l’Himachal Pradesh, l’Uttarakhand, le Sikkim (célèbre pour abriter le Kangchenjunga), le Bengale-Occidental et l’Arunachal Pradesh. À la frontière du Sikkim et du Bengale-Occidental s’étend l’arête de Singalila, dont les plus hauts sommets sont le mont Sandakfu, plus haut point de l’État du Bengale-Occidental à 3 636 mètres, suivi du pic Falut, qui culmine à 3 595 mètres. L’Himalaya occupe l’extrême nord du Myanmar. Enfin, il chevauche une très petite partie du sud-est du Tibet (cependant, le plateau tibétain ne fait pas partie de l’Himalaya).